Huit pour cent du Kenya, soit plus de 46 000 km², sont sanctuarisés pour la faune et la flore. Sur ces terres, soixante parcs et réserves dessinent un patchwork de paysages inédits, où la diversité végétale rivalise avec l’abondance animale. Avant de boucler ses valises pour l’Afrique de l’Est, mieux vaut avoir en tête les sites où l’aventure prend tout son sens.
Explorer le parc national du lac Nakuru
Le parc national du lac Nakuru n’a pas besoin d’une immense surface pour marquer les esprits. Sur moins de 200 km², ce territoire classé à l’UNESCO attire chaque année une armée de flamants roses qui transforment les rives du lac en tableau mouvant. Mais le spectacle ne s’arrête pas là : près de 450 autres espèces d’oiseaux animent le ciel, tandis que les rhinocéros, noirs comme blancs, trouvent ici un refuge privilégié pour se reproduire. Girafes de Rothschild, plus de 550 variétés de plantes… Nakuru s’impose comme une étape incontournable pour tout Safari Kenya digne de ce nom.
Voir le parc national d’Amboseli
Amboseli s’étend sur près de 400 km², sous la silhouette imposante du Kilimandjaro qui veille sur la savane. Cette réserve, distinguée par l’UNESCO, attire ceux qui veulent approcher de près la faune africaine dans des paysages ouverts. Les éléphants avancent en familles compactes, les gnous et zèbres traversent les plaines, les girafes surgissent derrière les acacias, tandis que la lumière des hauts plateaux donne à chaque rencontre une intensité rare.
Aller au plus grand parc d’animaux sauvages d’Afrique : le parc national de Tsavo
Tsavo, c’est la grandeur à l’état brut. Découpé entre Tsavo Est et Tsavo Ouest, ce territoire démesuré couvre plus de 20 000 km². À l’est, le sol ocre modèle une savane sèche où les éléphants se couvrent de poussière rouge pour échapper au soleil. Sur les pistes, on croise rhinocéros, lions, hippopotames ou crocodiles, chacun en quête de fraîcheur. À l’ouest, le décor change : les collines verdoyantes et les vallées profondes abritent une faune variée, dans une ambiance plus douce.
Admirer la réserve du Masai Mara
La réserve du Masai Mara prolonge le Serengeti tanzanien et compose un duo de légende. Ce qui fait la réputation du Masai Mara ? La migration spectaculaire de millions de gnous, zèbres et gazelles, qui se lancent chaque année dans une traversée périlleuse de la rivière Mara, sous la menace tapie des crocodiles. Ce mouvement de masse, fascinant par sa puissance, captive par la tension qu’il dégage à chaque instant.
Visiter la réserve de Samburu
Samburu reste le terrain de jeu favori des léopards. C’est ici que la plus grande population du pays se dissimule dans une savane aride, où les animaux rares se laissent observer plus facilement qu’ailleurs. Gerenuks, zèbres de Grévy, autruches de Somalie… le safari dans cette région se transforme vite en galerie de portraits animaliers, dans un décor à la fois lumineux et brut.
Se rendre à la réserve de Shaba
Située juste à côté de Samburu, la réserve de Shaba doit sa vitalité à la rivière Ewaso N’Giro qui irrigue ses terres. Cette présence d’eau favorise la venue de nombreux animaux et façonne un havre discret, loin des grands flux touristiques. Pour ceux qui préfèrent l’observation patiente à l’agitation, Shaba offre un rythme apaisé, propice à la découverte attentive de la vie sauvage.
Les safaris alternatifs
Découvrir le Kenya, ce n’est pas seulement arpenter la savane en 4×4. D’autres façons de s’immerger dans la nature s’offrent à ceux qui veulent sortir des sentiers battus :
- Au parc de Hell’s Gate, à proximité du lac Naivasha, le safari se vit à vélo : girafes, zèbres, buffles, aigles et phacochères se laissent approcher au fil des chemins, créant une proximité rare.
- Dans le nord du pays, à l’écart des itinéraires classiques, certaines agences organisent des parcours à travers des parcs peu fréquentés. Ici, la faune et la flore abondent encore, dans une atmosphère semi-désertique qui conserve tout son mystère.
Ces alternatives dévoilent un Kenya plus discret, où le sentiment d’aventure prend une nouvelle dimension, loin des foules et des clichés attendus.
Voir la réserve Lewa Downs
À Laikipia, la réserve de Lewa Downs déroule ses 18 000 hectares entre forêts de cèdres et immenses plaines. Ce qui distingue ce lieu, c’est l’engagement des communautés masaï et samburu dans la préservation du site. Sur ces terres, il arrive de croiser rhinocéros blancs et noirs, zèbres, girafes, autruches de Somalie, chacals, oryx… Un écosystème vivant, où chaque espèce trouve sa place et où la diversité s’affiche sans filtre.
Réserve nationale de Shimba Hills
À Shimba Hills, le safari prend une dimension particulière : chaque passage participe à la survie d’une faune menacée par la présence humaine. Les droits d’entrée servent directement à financer les actions du Kenya Wildlife Sanctuary. En deux heures à peine, il est possible de voir éléphants, buffles, antilopes sable et bien d’autres animaux, dans une réserve où chaque visite fait la différence.
Au Kenya, l’aventure bat au rythme des sabots, des rugissements et de la lumière changeante. Observer la vie sauvage ici, c’est accepter que chaque rencontre laisse une trace indélébile, une expérience qui dépasse le simple souvenir photographique, et qui invite à regarder la savane autrement, encore longtemps après le retour.


